ZÉRO DÉCHET dans ma Salle de bain : Les serviettes hygiéniques et tampons !

Les serviettes hygiéniques et tampons !

Coucou !
On se retrouve aujourd’hui, pour ma deuxième partie sur le zéro déchet dans ma salle de bain : les protections hygiéniques lavables ! Ma cinquième et sixième initiative et pas des moindre, le passage aux serviettes hygiéniques et tampons lavables !

Le tampon

Quelques informations sur le tampon

J’avais déjà arrêté les tampons jetables pour des raisons évidentes il y a plusieurs années.
Ma frayeur ? Le Syndrome du Choc Toxique. Une infection rare, mais grave. Elle est due à une toxine produite par une bactérie vivant sur ou dans l’organisme humain.
J’étais à l’époque tombée sur l’histoire de Lauren Wasser, une mannequin de 29 ans, amputée d’une jambe après avoir fait un choc toxique, puis de l’autre 5 ans après. Tout ça, à cause d’un tampon.

Depuis Lauren Wasser, lutte pour que la prévention contre le Syndrome du Choc Toxique soit diffusée largement, afin que d’autres ne vivent pas la même tragédie qu’elle. Mais malheureusement c’est exactement le même problème que la pilule. Le monde préfère fermer les yeux sur les méthodes de production plutôt que sauver des vies !

Une proposition de loi portant le nom d’une femme ayant perdu la vie suite à un Syndrome du Choc Toxique a été publiée. « Cette loi obligerait les entreprises vendant des protections hygiéniques à déclarer exactement ce que ces produits contiennent et quels sont leurs effets à long terme sur la santé. » Elle a été rejetée 10 fois.

Mais que nous cache les fabricants de tampons ?

Lors de la première année de mise en vente, le tampon a été considéré comme une révolution. Comme la pilule, symbole de la « libéralisation du corps de la femme », les tampons sont devenus incontournables, voir indispensables. Et personne ne s’interrogeait sur leur composition ou les risques potentiels encourus.

Mais la vérité est tout autre. Dans un tampon nous pouvons entre autres retrouver :
Des dioxines : composés chimiques définit comme des polluants organiques persistants dans l’environnement. Tous les humains en ingère dans leur alimentation, à très très très faible dose. Mais les dioxines présentes dans les tampons peuvent provenir de la fabrication des pesticides appliqués pour le coton ou l’étape de blanchiment du tampon. Donc en dose assez conséquente. Et là, elle sont très toxiques. Selon l’OMS, elle peuvent « provoquer des problèmes de procréation, du développement, léser le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers ».
– Brome, iode et chlore : Ce sont des molécules des membres de la famille du chlore. du chlore dans notre vagin, mais quelle bonne idée ! Le chlore est présent au cours du processus de blanchiment des produits. C’est vrai que les tampons blancs, c’est quand même trop beau !

Le vagin est l’endroit le plus absorbant du corps d’une femme, et une voie d’accès à de nombreux organes vitaux. Alors, évitons de mettre des produits toxiques dedans !

Sans parler des déchets que cela produit sur l’environnement. Il faut, par exemple, entre 7000 et 29000 litres d’eau pour produire 1kg de coton. En France, les femmes utilisent environ 290 protections périodiques jetables par an. Et nous sommes en France, plus de 15,5 millions à avoir nos règles.

Les tampons lavables !

Je suis donc passée aux tampons lavables. Hallelujah ! Et j’en suis totalement satisfaite. J’ai pris le lot de 8 tampons lavables naturels en coton flux intense de la marque imsevimse sur greenweez pour 21,50 €.

Utilisation

Le tampon lavable est tout simplement un ruban en tissu avec un fil au bout. Il se roule sur lui même. Terminez en faisant tourner le cordon autour du tampon et faites un nœud pour le rendre plus facile à enlever. Il s’utilise comme un tampon classique sans applicateur. Si vous ne voulez/pouvez pas faire sans applicateur, la marque Thinx propose des applicateurs pour les tampons réutilisables !
Changez aprés 4-5 heures ou lorsque le tampon est plein. Déroulez le, et mettez le dans une boite ou une pochette jusqu’à pouvoir le laver (n’attendez quand même pas 3 jours pour le laver, faites-le le plus rapidement possible !)

Pour ma part, je le laisse tremper dans l’eau froide 1 à 2h, puis je le lave au savon de marseille. À la fin de mon cycle, je les passe tous en machine ! Rien de plus simple.

Économie

À SAVOIR : On considère qu’une femme utilise en moyenne 20 tampons par cycle. Soit 240 tampons en un an.

Le tampon lavable : 21,50 € le lot de 8 tampons réutilisables garantie 10 ans !
Le tampon jetable : Une boite de 24 Tampons super plus de Nett 2,59€
Il nous faudra donc 10 boites de tampon pour un an soit 25,90€.
Ramenez sur 10 ans, ça vous fait 259€ d’économisé !

Si vous voulez calculer ce que vous avez déjà dépensé dans votre vie pour les tampons, le site de la BBC a imaginé un super calculateur ! Pour ma part, j’ai dépensé 556,64€ depuis le commencement de mes règles. (Un peu moins vu que ça fait un an que j’ai arrêté le jetable). Dans ma vie j’aurais dépensé 1391,60€. Une bonne chose d’éviter !

Les serviettes hygiéniques !

Bien que les tampons soit très pratique pour le travail, les serviettes restent tout de même plus confortable pour rester chez soi. Du coup, passage au serviettes hygiéniques lavables également ! Mais est-ce mieux ? OH BAH OUI ! La plupart des serviettes à usage unique sont fabriquées à 90 % à partir de plastique.
Autre point parmi tant d’autres : pour s’assurer que les différentes nappes de la serviette restent ensemble et adhèrent à la culotte, les fabricants utilisent de la colle pour additif alimentaire. Approuvée par la FDA (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux), elle est similaire aux bâtons de colle pour travaux manuels. De la colle dans notre culotte, de mieux en mieux ! 

Utilisation

Alors oui, c’est loin d’être sexy, les serviettes hygiéniques et les tampons lavables, il faut les laver.
Mais c’est une habitude à prendre, et une fois qu’on l’a, ça passe tout seul, promis ! 

À SAVOIR : Une femme consomme au cours de sa vie plus de 11 000 protections hygiéniques.
La serviette hygiénique lavable a une durée de vie d’environ 5 ans !

Économie

Selon les associations, une femme dépense entre 5 et 7€ par mois pour ses règles.
Le budget d’une femme pour ses règles est donc (plus ou moins) de 84€ pour une année ! C’est peut être rien pour vous, mais pour certaines personnes c’est beaucoup. Je vous laisse une petite vidéo sur la précarité menstruelle qui m’a beaucoup touché.
Soit 420€ pour 5 ans (durée de vie d’une serviette hygiénique lavable)

Je prends mes serviettes hygiéniques sur greenweez. J’ai pris juste ce qu’il fallait soit un paquet de chaque (jour et nuit) et une boite de tampons lavables. Les serviettes hygiéniques jour, je ne m’en sers pratiquement jamais puisque les tampons font parfaitement le travail. Je prends l’habitude de les laver tous les soirs et tous les matins pendant mes règles. Si vous préférez les serviettes, vous pouvez prendre deux paquets de chaque soit 6 serviettes de jour et 6 serviettes de nuits. Puis les passer en machine à la fin de votre cycle.
Donc 15,90 € le lot de 3 pour les serviettes de jour et 18,50 € le lot de 3 pour les serviettes de nuit.
15,90€ + 18,50€ = 34,40€ pour 5 ans ! C’est déjà mieux, non ?
ça vous fait 385,60€ d’économisé !

Autres moyens

D’autres alternatives au zéro déchet pour les menstruations existes. Parmi elle, la cup et la culotte.
Pour ma part, j’ai utilisé la cup pendant 6 mois. Je n’ai rien à dire de négatif sur celle-ci. Très facile d’utilisation, elle fait vraiment le travail ! Je n’utilise plus, car ayant posé un stérilet, j’ai entendu beaucoup de personnes dire que ce n’était pas compatible. Des personnes dans mon entourage proche qui ont déplacé leur stérilet à cause de l’effet ventouse de la cup. Et moi et ma chance incroyable n’avons pas voulu prendre ce risque ! La pose du stérilet a été pour mon un tel supplice que j’ai pas vraiment envie que ma gynécologue me dise qu’il faut réitérer l’opération !

Pour la culotte menstruelle, je n’ai jamais testé mais ça me tente vraiment. Le prix me freine juste un peu ! Mais pourquoi pas, cela doit être vraiment le plus confortable pour nous en cette période !

Voilà le second volet de mes petits gestes zéro déchet dans ma salle de bain !
Si vous n’avez pas vu le premier, je vous remets mon article ZÉRO DÉCHET dans ma Salle de bain : Les cotons, le gel douche et démaquillant.

Et comme d’habitude, si vous aussi vous souhaitez vous mettre au zéro déchet, vous pouvez télécharger les template pour vous motiver ! Vous pouvez retrouver les autres template et fiches ingrédients sur les articles :
La crème hydratante aloe-coco fait maison
Lingettes désinfectantes multi-surfaces fait maison !
Gommage café-coco fait maison : le Body Scrub !
DIY : Ma Lessive maison liquide

Je vous mets également la petite fiche « économie dans ma salle de bain » à partager sans modération ! 😉

Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *